
Au XVIIIᵉ siècle, le paysage en France connaît une véritable mutation esthétique et intellectuelle. Longtemps considéré comme un genre secondaire — inférieur au grand genre de la peinture d’histoire selon la hiérarchie académique.
À l’Académie royale de peinture et de sculpture, le paysage n’est pas prioritaire. Influencée par l’héritage du classicisme du XVIIᵉ siècle (Poussin, Lorrain), l’institution valorise le paysage héroïque : une nature ordonnée, élevée, support d’histoires morales ou mythologiques.Ce modèle reste puissant jusqu’au milieu du siècle, perpétué notamment par Jean-Baptiste Oudry ou Pierre Patel à travers des compositions équilibrées, pensées comme des architectures naturelles.
Le 18ème siècle va voir se succéder le mouvement baroque, puis le style rococo et enfin le néoclassicisme.
Le paysage va bientôt devenir l’un des champs privilégiés d’exploration des artistes de la fin du siècle. Cette évolution s’opère dans un contexte philosophique et culturel où la nature est repensée : on la veut à la fois miroir du sensible et territoire du sublime.
De nombreux artistes français voyagent en Italie grâce au Prix de Rome. Ils et y découvrent les maîtres du paysage classique. Mais ils y rencontrent aussi le goût du pittoresque, venu d’Angleterre, et l’observation directe de la nature, diffusée par les philosophes des Lumières La nature commence alors à être perçue pour elle-même, non plus seulement comme décor d’une narration.
Le XVIIIᵉ siècle français est ainsi un moment charnière dans l’histoire du paysage : un passage du paysage-narratif au paysage-sujet, du modèle idéal à l’expérience vécue.En ouvrant la voie à une contemplation plus directe de la nature, les peintres de ce siècle ont préparé les grandes révolutions esthétiques du siècle suivant.
Parmi les peintres du 18ème siècle qui se sont intéressés au paysage, il y a eu d’abord les tenants de l’académisme comme Jacques-André-Joseph Aved =Louis-Gabriel Blanchet =Pierre-Henri de Valenciennes
Et plus dans l’air du temps Hubert Robert =Jean-Siméon Chardin =Claude-Joseph Vernet =François Boucher = Jean-Honoré Fragonard = =Jean-Baptiste Greuze= Alexandre-François Desportes =Nicolas Lancret =Étienne Jeaurat =Jean-Baptiste Le Prince = Jean-Baptiste Pillement =Jean-Baptiste Wicar = Antoine Watteau =Antoine-François Callet =Simon-Mathurin Lantara =Jean-Germain Drouais élève de Jacques-Louis David=François-Marius Granet.
Et aussi, quelques peintres oubliés :Gabriel de Saint-Aubin =Jean-Jacques de Boissieu=Antoine-Xavier Saint-Aubert = Louis Bélanger

















