
Le paysage allemand du XVIIᵉ siècle occupe une place singulière dans l’histoire de l’art européen. À la croisée de l’influence hollandaise, de l’héritage maniériste du siècle précédent et des bouleversements religieux post-réformistes, la peinture de paysage en Allemagne développe un langage propre, à la fois poétique, métaphysique et profondément ancré dans l’observation de la nature.
Au XVIIᵉ siècle, l’espace germanique est marqué par la guerre de Trente Ans (1618–1648), qui entraîne une diminution des commandes et une mobilité accrue des artistes. Beaucoup voyagent vers les Pays-Bas, l’Italie ou l’Autriche, où ils découvrent de nouveaux modèles picturaux. Cette circulation contribue à l’émergence d’une école paysagiste marquée par le précisionnisme nordique issu de la Renaissance germanique, l’attrait pour les ciels dramatiques néerlandais et les ambiances idéalisées inspirées de Claude Gellée, dit Le Lorrain, et de l’Italie classique.
Le paysage devient alors un genre autonome, mais souvent porteur d’un sens spirituel, moral ou politique .La nature est souvent précise, mais jamais strictement topographique : l’enjeu est d’exprimer une atmosphère ou un état d’âme. Les peintres utilisent les perspectives à l’italienne et les diagonales conduisant vers un arrière-plan brumeux, les effets de soleil levant, les lumières argentée ou nocturnes.
Les peintres paysagistes allemands notables de cette périodes ont été Joachim von Sandrart , le théoricien et le synthétiseur = Herman Saftleven = Johann Heinrich Roos et ses fils Theodor Roos, =Johann Melchior, . Philipp Peter= Adam Elsheimer = Johann Wilhelm Baur mais aussi Johann Franz Ermels =Johann Martin Weiß =Johann Christoph Weigel = Matthäus Merian= Johann Karl Loth
Enfin chez les autrichiens il y avait Hans Adam Weissenkircher Johann Anton Eismann= Joseph Anton Koch =Michael Rottmayr = Hans Schor = Wolfgang Heimbach=Johann Spillenberger









