
Le romantisme, mouvement artistique et intellectuel européen né à la fin du XVIIIe siècle, a profondément influencé les arts visuels, notamment le genre du portrait.
En Bohême, actuelle République tchèque), le romantisme s’est développé dans un contexte de renouveau culturel, de nationalisme naissant et de recherche identitaire. Partie intégrante de l’Empire austro-hongrois, la Bohême est une région marquée par une double identité : germanophone dans ses élites, mais avec un fort mouvement national tchèque en développement.
La première moitié du XIXe siècle voit la montée du národní obrození, le réveil national tchèque , un courant intellectuel et artistique emmené par Josef Dobrovský et Josef Jungmann visant à promouvoir la langue et la culture tchèques. Ce contexte stimule un art engagé, tourné vers l’exaltation de l’identité nationale et de la nature bohémienne.
Représentation idéalisée mais profondément expressive de la personne. Importance accordée à l’émotion, à la subjectivité, au caractère intérieur du modèle, à sa mélancolie. Les portraits de penseurs, artistes, ou figures historiques sont plongés dans des décors naturels miroirs de l’âme.L’exaltation du passé national : héros historiques tchèques, figures mythologiques ou légendaires bohémiennes.
Artistes majeurs en Bohême : Josef Mánes, Antonín Machek, František Tkadlík et aussi Karel Javůrek, Quido Mánes, Václav Brožík , Jaroslav Čermák, Josef Vojtěch Hellich







