Arts & Visage – 20/.. Portraits baroques en France

Le XVIIe siècle est marqué par le mouvement baroque, qui se déploie dans toute l’Europe et touche aussi bien l’architecture que la peinture et la sculpture. En France, l’art du portrait prend une importance particulière, reflétant le pouvoir, le statut social et la personnalité des modèles. Sous le règne de Louis XIII et surtout de Louis XIV, le portrait devient un instrument de propagande et d’affirmation de la monarchie absolue.

Les artistes cherchent à représenter fidèlement les traits physiques et le caractère du modèle. Inspirés par le ténébrisme de Caravage, certains peintres utilisent des contrastes marqués pour donner du relief aux figures. Les portraits baroques montrent des poses plus vivantes et des expressions marquées. Les vêtements luxueux, les décors raffinés et les attributs symboliques (couronnes, sceptres, armures) soulignent le rang et l’importance des modèles.

Sous le règne de Louis XIV, le portrait devient un outil politique et propagandiste. Hyacinthe Rigaud, par exemple, met en scène le roi avec faste et majesté, soulignant son autorité absolue. L’utilisation des portraits comme instruments de communication renforce l’image de la monarchie et sa présence à travers le royaume.

Plusieurs artistes se sont illustrés dans l’art du portrait au XVIIe siècle en France Simon Vouet =Hyacinthe Rigaud =Nicolas de Largillierre = Jean Nocret = Claude Lefèbvre =Pierre Mignard = Charles Le Brun = Robert Nanteuil et aussi Louise Moillon et d’autres

Jean Nocret – Anne d’Autriche
Nicolas de Largilliere – La belle strasbourgeoise
Louise Mouillon – La fruitière
Hyacinthe Rigaud – Marie Cadenne
Simon Vouet – portrait du prince_Giovan_Carlo_Doria



Arts & Visage -19/.. – Le portrait baroque en Italie

La période baroque, qui s’étend du début du XVIIe siècle jusqu’au début du XVIIIe siècle, marque un tournant dans l’histoire de l’art. Le portrait, en particulier, devient un moyen d’expression puissant, illustrant la grandeur, l’émotion et le dynamisme propres à cette époque. L’Italie, berceau du baroque, voit l’émergence de grands artistes qui révolutionnent l’art du portrait.

Contrairement aux portraits rigides de la Renaissance, les portraits baroques cherchent à capter le mouvement et l’expressivité des modèles.Le portrait témoigne d’une époque marquée par l’exubérance, la puissance et l’intensité émotionnelle.

Influencés par Caravage, les artistes baroques utilisent de forts contrastes entre lumière et ombre pour accentuer le drame et la profondeur psychologique des personnages. Les personnages sont souvent représentés dans des poses spectaculaires, entourés d’éléments décoratifs fastueux qui soulignent leur statut. Les peintres accordent une grande attention aux textures des vêtements, à la brillance des bijoux et à la finesse des draperies pour magnifier leurs sujets.

Les peintres réputés sont Le Caravage = Annibale Carracci = Pietro da Cortona = Guido Reni = Domenico Fetti = Giovanni Batista Gaulli =Carlo Maratta et ses élèves d= Giovanni Batista Moroni = Lucas Giordano = Ottavio Leoni = Domenico Parodi . Un certain nombre appartiennent au mouvement maniériste

et aussi des femmes comme Artemisia Gentileschi et d’autres qui justement étaient généralement cantonnées aux natures mortes et aux portraits : Sofonisba Anguissola = Lavinia Fontana = Fede Galizia = Orsola Maddalena Caccia = Giovanna Garzoni = Virginia da Vezzo = Elisabetta Sirani

Le Caravage – Les tricheurs
Guido Reni – Portrait de Béatrice Cenci
Guido Reni – Portrait de ma mère
Giovanni Battista Moroni – Le tailleur
Giovanna Garzoni – Victor Amédée de Savoie
Orsola Maddalena Caccia – Marie-Madeleine
Fede Galizia – Portrait de Paolo Morigia
Dominico Fetti – Jeune femme dormant
Annibale Carraci – – Monsignor Giovanni Battista Agucchi
Artemisia Gentileschi – Portrait de gonfalonnier
Pietro da Cortona, -Portrait du pape Urbain VIII
Carlo Maratta – Portrait de Clément IX
Baciccio – Portrait du Pape Clément IX
Lavinia_Fontana_- Portrait du Pape Grégoire XIII
Domenico Parodi – portrait d’un gentilhomme
Sofonisba Anguissola, – Autoportrait
Ottavio_Leoni,- Le Caravage
Olivio Leoni – Galileo Galilei

Arts & Visages – 18/.. Portraits de la Renaissance portugaise

Pendant la Renaissance, le Portugal est un empire florissant grâce aux Grandes Découvertes. Cette prospérité permit aux élites, notamment la noblesse et le clergé, de financer des œuvres d’art, y compris des portraits.

L’art du portrait pendant la Renaissance portugaise est un sujet fascinant qui s’inscrit dans le contexte plus large de l’essor des arts en Europe entre le XVe et le XVIe siècle. Influencée par les courants artistiques italiens et flamands, la peinture portugaise a développé une approche unique du portrait, mêlant tradition gothique tardive et innovations de la Renaissance italienne en matière de perspective et de proportions. Les rois Manuel I (1495-1521) et João III (1521-1557) ont été des mécènes importants

Les artistes mettaient l’accent sur les textures (vêtements, bijoux, ornements), souvent avec une grande finesse. Les portraits de rois, de nobles et de dignitaires religieux reflétaient leur pouvoir et leur piété. Contrairement aux paysages élaborés de la Renaissance italienne, de nombreux portraits portugais privilégiaient un fond sombre ou neutre pour mettre en valeur le sujet.

Les œuvres de l’âge d’or de la Renaissance portugaise étaient mal connues en France. Le Louvre lui a heureusement consacré une exposition en 2022

Parmi les peintres de cette époque il y a eu Nuno Gonçalves =Cristóvão de Figueiredo = Gregório Lopes =Cristóvão Lopes=Jorge Alfonso =Cristóvão de Figueiredo=Francisco Henriques = Grão Vasco = https://fr.wikipedia.org/wiki/Cristavo_de_Morais. Malheureuement beaucoup d’œuvres ont été perdue lors du séisme de Lisbonne en 1755 et le grand incendie du 25 Août 1988.

Alonso_Sánchez_Coello_- Portrait de Jeanne d’Autriche
Cristóvão de Figueiredo – Ecce_Homo
Cristovao Lopes- Portrait de Jean III du Portugal
Cristóvão_de_Morais –Jeanne Princesse du Portugal
Nuno Gonçalves – Jeanne du Portuugal
Catherine de Bragance – auteur inconu
Nuno_Gonçalves -Polyptique de Saint-Vincent
_Cristóvão_de_Morais – Sébastien 1er du Portugal
Cristóvão_Lopes – Jean III du portugal

Arts & Visages – 17/.. – Le portrait dans la Renaissance espagnole

L’Espagne est également influencée par la Renaissance dans les domaines de la peinture et de l’architecture. Cette période coïncide avec l’expansion du pouvoir des Rois Catholiques et la montée en puissance de la monarchie des Habsbourg avec Charles Quint et Philippe II. L’art est influencé par les échanges culturels avec l’Italie et les Flandres, notamment à travers des artistes espagnols formés en Italie et des peintres étrangers travaillant en Espagne.

Contrairement aux portraits idéalisés de la Renaissance italienne, les artistes espagnols privilégient une représentation fidèle et sobre des traits physiques et de la personnalité du modèle. L’usage du détail minutieux et des jeux de lumière rappelle les œuvres des maîtres flamands.Les portraits espagnols intègrent souvent des éléments religieux ou symboliques, reflétant la forte spiritualité de l’époque. La noblesse et la cour d’Espagne commanditent de nombreux portraits pour affirmer leur pouvoir et leur statut.

L
es peintres portraitistes les plus connus sont Fernando Yáñez de la Almedina = Juan de Juanes = Alonso Sánchez Coello: =Le Greco. Il y a eu aussi Pedro Berruguete = Juan Pantoja de la Cruz

El Greco – Le cardinal de Guise
Alonso_Sánchez_Coello – Anne d’Autriche
Juan Pantoja de la Cruz- Portrait de Philippe_III
Pedro Berruguete – Le Pape Sixte IV
– Le Greco – portrait de Giulio Clovio
Le Greco – Autoportrait
Juan de Juanes – Alphonse V d’Aragon
Juan de Juanes- Portrait d’un cavalier

Arts & Visage 16/.. Portrait à la Renaissance allemande

La Renaissance allemande se déroule dans un contexte de profondes mutations culturelles et religieuses, avec la Réforme protestante. L’influence des primitifs flamands, avec le souci du détail et le rendu des textures et la perspective et la monumentalité inspirée des portraits italiens.L’art est emprunt d’un réalisme minutieux, son symbolisme subtil et son influence humaniste.

Les artistes cherchent à capturer fidèlement les traits physiques et la personnalité des sujets. Les détails comme les rides, la pilosité et les imperfections sont souvent accentués. Les portraits incluent des éléments allégoriques ou des objets qui reflètent le statut, la profession ou les croyances du modèle avec une une gravité marquée. Outre les portraits individuels, on trouve des diptyques, des portraits en pied et des représentations de mécènes dans des retables religieux.

Les artistes majeurs dominés par Albrecht Dürer sont notamment Hans Holbein le Jeune = Lucas Cranach le jeune = Heinrich Dürer Aldegrever =Hans Baldung Grien = Leonhard Beck = Georg Pencz =Barthel Beham = Sebald Beham =Hans_Burgkmair

Albrecht_Dürer – Portrait de Jakob Fugger,
Albrecht Dürer –Adam et Eve
Hans Holbein lejeune – Nicolas Kratzer astronome
Leonhard Beck – Portrait d’homme avec une bague
Georg_Pencz_-Martin_Luther (?)
Hans_Baldung_Grien_-_Portrait de femme
Barthel_Beham_-Hans_Urmiller et son fils
Barthel Berham – Louis X de Bavière
Hans Burgkmair the Elder –  Portrait de Hans Schellenberger
Lucas Cranach le jeune- Maurice de Saxe
Lucas Granach l’ancien – Homme à la casquette
Lucas_Cranach l’ancien- Jean Frédéric 1er de Saxe, jeune

Arts & Visage – 15/.. Portrait de la Renaissance flamande

La Renaissance hollandaise et flamande s’étend des maniéristes anversois , peintres anonymes du début du 16ème siècle jusqu’aux maniéristes du Nord au début du 17ème siècle. . Le portrait, genre déjà florissant à l’époque de Jan Van Eyck et Rogier van der Weyden, évolue alors sous l’impulsion d’artistes comme Quentin Metsys=Joos van Cleve = Pieter Pourbus et Anthonis Mor, mais aussi Jan van Hemessen, Catharina van Hemessen, Frans Pourbus l’Ancien

Le réalisme est toujours présent mais les artistes flamands adoptent des innovations italiennes, comme le clair-obscur et la perspective atmosphérique. Les portraits de cette époque cherchent à mieux capturer la psychologie du modèle. On passe d’une représentation hiératique et symbolique à une mise en scène plus naturelle.L’influence italienne popularise le portrait de trois-quarts, plus dynamique que le portrait de profil hérité des traditions médiévales. L’arrière-plan est parfois neutre ou paysager, créant une atmosphère plus intime.

Avec la montée des Habsbourg et le rôle croissant des élites bourgeoises, les portraits deviennent des symboles de statut social.Les vêtements luxueux, les bijoux et les attributs de pouvoir sont soigneusement détaillés.

Quentin Metsys – La changeur et sa femme
Anthonis Mor -Autoportrait
Anthonis Mor – Marie, reine d’Angleterre
Anthonis Mor_-Portrait_d’Hubert Goltzius
Pieter Pourbus – Portrait de Jacquemyne Buuck,
Joos_van_Cleve – Autoportrait
Jan va _Hemessen – femme à la balance d’or
Pieter Pourbus – Portrait de Jan van Eyewerve

Un tableau de Laviana Fontana refait surface à la Chartreuse de Douai

Laviania Fontana – Portrait d’un Gentilhomme,de sa fille et de sa servante

Dans le cadre d’un important programme d’étude et de restauration de sa collection de peintures italiennes, mené l’an dernier, au Musée de la Chartreuse de Douai, que Philippe Costamagna, expert en maniérisme florentin, reconnait la patte d’ Livania Fontana (1552-1614) , artiste maniériste réputée de la Renaissance Italienne, pour un tableau attribué à Peeter Jansz Pourbus (1523-1584) peintre de la Renaissance flamande

Laviania Fontana
est une maniériste italienne de l’École romaine, native de Bologne, était très réputée de son vivant pour ses portraits, ses tableaux religieux et ses scènes mythologiques. Fait très rare pour l’époque, son mari, Gian Paolo Zappi, lui aussi peintre, avait renoncé à sa carrière pour devenir son assistant et son agent. Elle est la fille du peintre Prospero Fontana (1512-1597), Elle a donné naissance à onze enfants.

Elle est la première femme de l’histoire de l’art à avoir été élue à l’Académie des beaux-arts de Rome. Des commandes publiques lui sont faite par les papes et le pouvoir civil

Laviana Fontana – Autoportrait
Lavinia Fontana-autoportrait-au-clavecin
Lavinia Fontana – Portrait d’ Antonietta Gonsalvus-
Lavinia Fontana – Portrait de Constanza Alidosi
Lavinia Fontana – Portrait de la famille Gozzadini
Laviana Fontana – Portrait de jeune fille
Lavinia Fontana.- Portrait du Pape Gregoire XIII
aviana – LFontana Minerve s’habillant
Lavinia Fontana. Vierge du Silence (1580-1600)



Arts & Visages – 14/.. Portraits de la Renaissance anglaise

La Renaissance anglaise influencée par l’Italie s’étend de la fin du XVe siècle au début du XVII° siècle. Elle fait suite à la Réforme anglaise qui a entrainé une vague iconoclaste (1530-1540) La quasi-totalité de l’art religieux médiéval. va être détruit. Ce sera le sort de la tombe et les reliques de Thomas Becket.

A cette période peu favorable aux arts visuels va débuter la Dynastie des Tudor fondée par Henr iVII qui règne de 1485 à 1509.Et alors promut la nouvelle peinture anglaise. Celle-ci va alors être dominée par le portrait et notamment le portrait miniature et plus tard par le paysage. La Cour va attirer des artistes venus notamment de Flandres. Parmi eux, il y avait Hans Holbein le Jeune = Levina Teerlinc = John Bettes =Hans Eworth, Marcus Gheeraerts le Jeune = Nicholas Hilliard = John de Critz =John Peake = Isaac Oliver.

Les artistes anglais, bien que formés à l’extérieur du pays, sont profondément influencés par la nécessité de représenter la noblesse dans un cadre spécifiquement anglais. Les portraits de la période Tudor sont souvent réalisés à l’huile, une technique importée d’Italie, qui permet une grande finesse de détails et une palette de couleurs plus riche.

Les portraits étaient souvent réalisés pour être accrochés dans les salles d’apparat, servant de référence visuelle et de marqueur de statut social. Il était également courant qu’un même portrait soit reproduit à plusieurs exemplaires, permettant à un individu de diffuser son image dans des contextes variés, notamment dans les maisons de famille ou les ambassades. Ils se concentrent sur des éléments spécifiques : l’habillement, les bijoux et la posture. Ces détails sont chargés de significations sociales et symboliques, et chaque portrait était une sorte de narration visuelle de la vie et du statut du sujet.Au-delà des portraits royaux, l’art du portrait de la Renaissance anglaise s’étend également aux membres de la noblesse et aux personnes de statut élevé.

Portrait d’Henry VIII
Nicholas Hilliard – Elisabeth 1ère, Reine d’Angleterre
Portrait d’Elisabeth 1ère attribué à William_Segar
Marie 1ère par Master John
Thomas Wyatt par Hans Holbein le jeune
Jane Seymour par Holbein le jeune
Catherine d’Aragon reine coonsort — Anonyme

Enchère record à Orléans pour « l’Âge mur » de Camille Claudel.

Ce dimanche 16 février 2025, Matthieu Semont, commissaire priseur a, au cours d’enchères tenues à Orléans, attribué l’exemplaire n° 1 d’un bronze de Camille Claudel (1864-1943) titré l « L’Âge Mur » pour la somme de 3,1 millions d’euros. Les spécialistes connaissaient l’existence de trois exemplaires de cette œuvre majeure de la sœur du diplomate et dramaturge Paul Claudel, l’une au Musée Rodin, l’autre au musée d’Orsay et une autre au Musée Camille Claudel à Nogent sur Seine

La sculpture encore connue sous les appellations « La Destinée », « Le Chemin de la vie » ou encore « La Fatalité »
a été commandé par l’État français en 1895. Elle représente un cycle de vie, incarné par trois personnages dont une jeune femme agenouillée, symbolisant, pour certains critiques d’art, la passion déchirante entre la sculptrice et Auguste Rodin, On sait malheureusement comment cela se termine avec l’internement de Camille
qui la rayera du monde pendant trente ans de 1913 à 1943.


Le bronze aux dimensions de 61,5 x 85 x 37,5 centimètres, il est signé «C. Claudel» et porte le cachet du fondeur et ami indéfectible de la sculptrice, «Eugène Blot Paris», ainsi que le numéro 1.

L’exemplaire vendu ce dimanche a été découvert , sous un drap, par Maître Semont au cours d’un inventaire successoral, réalisé le 17 septembre 2024, dans un appartement inhabité depuis plus de 15 ans, situé au pied de la Tour Eiffel.

Somsak Hanumas, artiste thaïlandais

Hier de retour du marché je suis entré, avec mes cabas dans cette galerie d’art J’y ai découvert un artiste très intéressant :

Somsak Hanumas est né en 1980 à Bangkok la capital »e de la Thaïlande. Initialement formé comme ingénieur à l’Institut Royal du Roi Mongkut de Ladkrabang, il est revenu à sa première passion, la peinture, à laquelle il se consacre pleinement depuis 15 ans.

Autodidacte, il développe une technique personnelle qui exige une extrême patience en lui offrant le temps de réfléchir au sens de sa peinture. Après avoir peint un fond sur la toile, Somsak y ajoute de nombreux points colorés, dont il parsème la toile en suivant un dégradé dont l’idée générale est gravée dans son esprit. Après cette étape à l’aide d’un pinceau plus fin,il trace des séries de lignes en superpositions sur les points, jusqu’à en couvrir l’ensemble de la toile.Sa technique n’ a rien avoir avec le dripping d’un Jackson Pollock, mais bien que l’artiste ne s’y identifie pas son œuvre s’inscrit à mon avis au mouvement de expressionnisme abstrait (cf. Number One sous la vidéo d’Asiart)

Ce travail, long et répétitif nécessite une extrême patience. Il offre à l’artiste, le temps de réfléchir au sens de sa peinture et, plus loin encore, au sens de la vie et du temps qui passe. Une toile nécessite en moyenne 8 à 12 semaines avant d’être achevée.

Somsak peint également des paysages qui l’ont marqué – une plage de Bangkok, un champ battu par la mousson, la lisière d’une jungle – en y ajoutant une touche personnelle, propre à sa technique.

Les œuvres de Somsak Hanumas ont été exposées dans des lieux prestigieux tels que la Saara and Björn Wahlroos foundation en Finlande, En France à L’Institut culturel Bernard Magrez et à la galerie Asiart En 2022, il a participé à la 59e Biennale de Venise, où ses tableaux ont attiré l’attention des amateurs d’art.
On peut voir un certain nombre de ses œuvres sur Art Majeur

Somsak Hanumas – Sans titre
Somsak Hanumas – Temple
Somsak Hanumas – Sans titre
Somsak Hanumas – Sans titre
Somsak Hanumas dans son atelier
Jackson Pollock – Number one

Arts & Visage 13/.. Le portrait à la Renaissance française

La Renaissance française (XVe et XVIe siècle) est influencée par l’art italien, notamment grâce aux guerres d’Italie menées par Charles VIII et de François 1er. C’est à ce dernier que l’on doit la création de l’ École de Fontainebleau.On distingue la 1ère et la 2ème école. Il invite à la Cour des artistes italiens comme Rosso Fiorentino , le Primatice , Niccolò dell’Abate , Luca Penni, mais aussi Léonard de Vinci qu’il installe au Clos Lucé.

.Le portrait, qui gagne en popularité, devient un outil puissant d’affirmation du statut social, politique et intellectuel. Il répond à une nouvelle perception de l’individu et à un intérêt pour le réalisme et la représentation fidèle des traits. Les artistes cherchent à capter les expressions et les détails physiques avec précision.

L’usage de la perspective et du clair-obscur confère un volume plus réaliste aux visages.Ils peignent à l’huile sur bois ou sur toile avec des dégradés subtils et une grande richesse chromatique. Les portraits ne sont pas de simples représentations physiques : ils mettent en avant la richesse, la noblesse et le pouvoir des sujets à travers des détails vestimentaires, des armoiries et des accessoires symboliques.

Parmi les peintres de la Renaissance française il y avait notamment Antoine Caron= François Clouet =Jean Clouet =Jean Cousin l’Ancien =Jean Cousin le Jeune =Nicolas Dipre ==Ambroise_Dubois =Benjamin Foulon = Jean de Gourmont

François Premier par Jean Clouet
Portait d’Henri IV en Mars – Jacob Brunel
François_Clouet – La dame au bain
Corneille_de Lyon René_de_Batarnay,
La duchesse d’Angoulême – Jean Clouet
Élisabeth d’Autriche, reine de France par François Clouet
Guillaume Budé Bibliothécaire de François par Jean Clouet
Portrait de femme – Anonyme
Catherine de Médicis par une élève de François Clouet
Femme de la Renaissance – Anonyme



Olivier Dangla – Dessins de presse et portraits

C’est en fin de semaine, en illustration d’une interview de Michelle Perrot, parue dans le journal Le Monde du 8 février 2025 que j’ai découvert le portrait, par Olivier Dangla, de l’historienne qui s’est intéressé au Monde ouvrier et aux femmes.

Olivier Dangla est Graphiste, Dessinateur, Illustrateur, Peintre, Photographe. Il est né en 1969 à Toulouse et vit dans le Roussillon. Il s’est formé à l’école Penninghem à Paris.

Il a suivi pour le journal Le Monde, le procès des attentats de janvier 2015. Ils a réalisé 80 dessins d’audience. Le Musée Tomi Ungerer (+) de Strasbourg lui en a acheté une cinquantaine. Il a un site Fabrique 69. Il collabore aussi à la Revue XXI

Michelle Perrot – historienne
Jean-Baptiste Fressoz -Historien de l’écologie
Daniel Pauly – Biologiste,spécialiste des océans
Claude de Ribaupierre, alias Derib,
Marielle Laruelle – Historienne et politiste
Carlos_Ghosn – ancien dirigeant de Renault-Nissan
Blaise Cendrars -Écrivain
Zarie Sibony, caissière de l’Hyper Cacher,
Nabiha, soeur d’Ahmed Merabet policier abattu
Jean-Sébastien Bayol, policier membre de la BAC Paris 11ème
Photographie d’Olivier Dangla
Olivier Dangla – Photographie
Olivier Dangla – Soldat

Les Arts et l’Intelligence artificielle – 2/2 Ce que les humains en pensent

Dans un billet précédent, j’ai demandé à plusieurs Chatbots de faire un exposé sur les rapports entre les Arts et l’Intelligence artificielle. Mais qu’en pensent les humains ?

L’intelligence artificielle est une discipline qui a été initiée en 1956 par deux jeunes étudiants, du Massachusetts Institute of Technology (MIT) :John McCarthy et Marvin Minsky.

Qu’en pense les scientifiques et les utilisateurs effectifs ou futurs. Ce que d’aucuns et notamment l’Unesco qualifie de quatrième révolution industrielle. Pour le neuroscientifique Stanislas Dehaene, président du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, « Le cerveau humain a besoin de beaucoup moins de données que l’IA pour tirer les conclusions … » Si l’on résume le cerveau humain est pour l’instant plus performant que l’IA.

En 2018, The conversation posait déjà cette question « Que doit-on craindre davantage : l’intelligence artificielle ou la bêtise humaine ? » Les chercheurs mettent en évidence trois types de risques : les utilisations malveillantes (+) = les dysfonctionnements et les « risques systémiques. C’est ce qui ressort de l » International Scientific Report on the Safety of Advanced AI , publié en janvier 2025 en anglais (cf note de synthèse en français)

Les domaines où l’I.A. est déjà utilisées sont nombreux et divers. Tout d’abord dans le domaine de la Santé, en radiologie, en dermatologie, ou encore en ophtalmologie, l’IA permet de détecter des maladies invisibles à l’œil nu et d’établir des prévisions et de poser des diagnostiques. Ou encore avec les robots chirurgicaux.

En finances l’utilisation du trading algorithmique dans la gestion des risques Dans la logistique des transports se développe le système de transport intelligent et l’usage des drones de livraison des colis. L’IA est aussi largement utilisée pour la détection des spams dans la gestion des courriels ou encore lal traduction boostée par le Deep learning

L’Intelligence artificielle commence aussi à investir l’Éducation nationale qui vient de publier un rapport intitulé Intelligence artificielle et éducation : apports de la recherche et enjeux pour les politiques publiques » et en liaison avec l’Unesco IA pour les enseignants – un manuel ouvert .

Dans les médias l‘I.A. est aussi utilisée non sans réserve de la part des journalistes. Une quarantaine de journaux français demandent à la justice de bloquer News Fay FR , un site qui utilise, selon eux, l’intelligence artificielle (IA) pour « dérober » leurs articles en ligne et les reproduire automatiquement,

Il ne faut pas oublier les usages militaires de l’IA (+) notamment l’analyse des données acoustiques , ou pour l’Armée de terre, le concept du Combat collaboratif.

Et dans le domaine des Arts ? Et les arts et l’intelligence artificielle cela pose problème pour les artistes qui se rebellent contre l’IA. Ils reprochent à se système de se servir dans des banques d’images sans rémunérer les artistes. Au mépris des réglementations sur les droits d’auteur. Plus de 36000 viennent de lancer une tribune sur « les dangers de l’IA pour leurs professions

Que pensent les écrivains de l’entrée de l’IA dans leur univers. Par exemple Julien Deslangle dans une tribune du magazine en ligne Usbek & Rica se montre sinon pessimiste, pour le moins inquiet pour l’avenir des écrivains. Certains comme James Frey , écrivain de science fiction, utilisent l’I.A. Stéphanie Parmentier se pose la question « IA et « sensitivity readers » : vers une littérature aseptisée ?

Les musiciens se posent des questions sur leur avenir alors que d’autres s’en réjouissent

Et les peintres et autres plasticiens là aussi certains y voient des opportunités quand d’autres se posent des questions. Voir aussi Quel rapport y a-t-il entre l’intelligence artificielle et l’art chez l’agence de conférenciers WeChamp. On parle de Prompt art (+) (++) pour la technologie qui consiste à créer des œuvres d’art au moyen de l’intelligence artificielle. Ce n’est pas sans interpeler les écoles d’art.

Matthieu Cord, professeur en informatique spécialisé en intelligence artificielle (IA), et Hugo Caselles-Dupré, cofondateur du collectif Obvious dans un débat sur Sorbonne Université pensent que pour l’instant, l’idée d’une machine capable de créer de manière autonome reste de l’ordre de la science-fiction. Mais il peut aider les artistes dans l’élaboration par exemple d’esquisses, de travaux préparatoires.

Par ailleurs l’IA a déjà fait son entrée dans l’art numérique avec le Crypto art et les Jetons non fongibles ou NFT (non-fungible token ). IA risque aussi d’impacter la photographie et peut-être la tuer.
Beaucoup d’intervenants se posent la question de la véracité des images, entre manipulation ou Deepfakes et images truquées.

Les Arts & l’Intelligence artificielle -1/2 Les chabots

L‘Intelligence artificielle en abrégé l’I.A. les médias l’évoque régulièrement. Et bien entendu avec le Sommet international pour l’action sur l’Intelligence artificielle qui s’ouvre à Paris ce 10 février.
Il m’est donc venu à l’idée de demander à plusieurs « Chatbots ou système d’IA générative de me faire un exposé sur l’incidence de l’IA sur les arts.

J’ai ainsi questionné les plus connus : les américains ChatGPT d’ OpenAI = Copilot de Microsoft = Gemini de Google = le français Le Chat Mistral AI = le Chinois DeepSeek. Il y en a bien entendu quelques autres comme Midjourney = Hugging Face = Leoforce aide aux recrutements.

Voici l’exposé qui a été généré par ChatGPT. Les autres Chabots que j’ai questionné ont produit des exposés comparables. A noter que les liens hypertexte n’ont pas été donnés par l’IA mais collectés par mes soins.

Introduction :L’utilisation de l’IA dans l’art remonte aux années 1960, avec les premières expériences d’art génératif utilisant des algorithmes. Cependant, c’est avec l’avènement des réseaux de neurones et de l’apprentissage profond dans les années 2010 que l’IA a véritablement commencé à transformer le monde de l’art. l’IA ouvre de nouvelles perspectives tout en soulevant des questions sur la créativité et l’originalité. Dans cet exposé, nous explorerons l’impact de l’IA sur les arts, ses applications et les défis qu’elle pose.
I – L’I.A . et la Création artistique :
1. Art visuel et peinture numérique :
L’IA est utilisée pour générer des œuvres d’art à l’aide d’algorithmes avancés comme les réseaux de neurones et les GANs (Generative Adversarial Networks).Ils peuvent analyser des milliers d’œuvres d’art pour créer de nouvelles pièces au style particulier. Parmi les exemples notables :Deep Dream Generator = Deep Art = Al Painter = DALL·E = MidJourney
A titre de réalisations l’on peut citer le portrait d’Edmond de Belamy, créé par le collectif Obvious vendue aux enchères pour 432 500 $. (voir ci-dessous)
2. Musique et composition automatisée : Des logiciels comme AIVA (Artificial Intelligence Virtual Artist) = OpenAI Jukebox = Open AI’s MuseNet, Amper Music ou LANDR Ils composent des morceaux en imitant des styles variés. Certains artistes utilisent l’IA pour générer des mélodies ou réinterpréter des œuvres classiques.
3. Littérature et écriture assistée, Des IA comme ChatGPT permettent de rédiger des poèmes, des romans et même des scénarios. Elles peuvent analyser des styles littéraires et produire du contenu similaire à celui des grands écrivains.
4. Cinéma et animation : L’IA est employée dans le montage vidéo, la création d’effets spéciaux et même la génération de visages réalistes avec le deepfake ou Runway Elle aide aussi à écrire des scripts et à améliorer le rendu des images, comme par exemple le court-métrage de 9 minutes créé en 2016 « Sunspring » (voir ci-dessous)

II. L’impact de l’IA sur la créativité et le rôle de l’artiste
1. Une nouvelle collaboration entre humains et machines :Loin de remplacer l’artiste, l’IA devient un outil de co-création. Les artistes utilisent ces technologies pour explorer de nouvelles formes d’expression et repousser les limites de leur imagination.
2. Débats sur l’originalité et l’authenticité :Les œuvres générées par IA posent la question de l’originalité : une machine peut-elle être considérée comme un artiste ? Qui détient les droits d’auteur sur une création faite par une IA ?
3. Risques et critiques :La surproduction d’images et de textes pourrait entraîner une saturation du marché artistique. L’IA pourrait standardiser l’art et limiter la diversité des styles. Certains craignent que l’IA remplace les artistes dans certains domaines, mettant en péril leur emploi.

III. L’avenir de l’IA et de l’art
1. Vers une démocratisation de la création artistique :L’IA permet à un plus grand nombre de personnes de créer des œuvres, même sans compétences artistiques préalables.
2. De nouvelles formes d’art : L’IA pourrait donner naissance à des formes d’art inédites, comme des expositions interactives ou des performances artistiques en collaboration avec des robots.
3. Une réglementation nécessaire : Il sera essentiel d’établir des cadres légaux pour protéger les droits des artistes et éviter les abus liés à l’IA .

Conclusion :
L’intelligence artificielle est une révolution dans le monde de l’art. Elle offre de nouvelles possibilités aux créateurs, tout en soulevant des défis éthiques et philosophiques. L’avenir de l’art avec l’IA dépendra de la manière dont ces technologies seront utilisées : comme un simple outil ou comme un véritable acteur créatif.

Je me propose dans un second article, sans l’aide d’un chabot, de traiter avec les ressources de l’Internet de traiter le sujet avec l’aide de ma propre intelligence. Je le fais sans esprit de compétition et non pas comme l’affrontement en 1996 entre le champion d’échecs Garry Kasparov et Deepblue d’IBM

Arts & Visage – 12/.. – Portraits de la Haute Renaissance italienne

La Haute renaissance se situe en Italie pendant le Cinquecento, dans la continuité de la Première Renaissance. Cette période est marquée par une effervescence artistique en Italie, particulièrement à Florence, Rome et Venise. Les artistes cherchent à atteindre une combinaison idéale de beauté, de naturalisme et d’humanisme, influencés par les idées de l’Antiquité classique.

Comme leurs prédécesseurs du Quattrocento, les artistes de la Haute Renaissance cherchent à représenter les sujets de manière réaliste, en capturant les traits individuels et l’expression psychologique des personnages. Cependant ils ont tendance à idéaliser leurs sujets pour exprimer des valeurs esthétiques et morales. Les portraits cherchent souvent à montrer les individus sous leur meilleur jour, reflétant leur statut social et leur vertu.

Les principaux artistes sont notamment Donato Bramante = Léonard de Vinci = Michel-Ange = Raphaël = Le Titien = Giovanni Savoldo = Lorenzo Lotto = Dosso Dossi . Beaucoup d’autres peintres appartiennent à cette période

Lorenzo Lotto– Portrait de l’évêque Bernardo de’ Rossi
Donato Bramante – Homme aux armes

Arts & visage -11/.. -Les peintres du quattrocento et le portrait

L’art du Quattrocento, ou XVe siècle italien, marque une période de transition et d’innovation dans l’histoire de l’art. Ce siècle est souvent considéré comme le début de la Renaissance italienne, et plus spécifiquement la Première renaissance. C’est une époque où les artistes ont redécouvert et réinterprété les idéaux de l’art classique de la Grèce et de la Rome antiques.

Les artistes du Quattrocento ont cherché à représenter le monde de manière plus réaliste. Ils ont étudié l’anatomie humaine, la perspective et la lumière pour créer des œuvres plus fidèles à la réalité. L’invention de la perspective linéaire a permis aux artistes de créer un espace tridimensionnel sur une surface plane.

Les portraits du Quattrocento ne se contentent pas de représenter l’apparence physique des modèles, mais cherchent également à révéler leur personnalité et leur caractère intérieur. Les regards, les postures et les expressions faciales jouent un rôle crucial dans cette dimension psychologique. Ils incluent souvent des éléments symboliques qui reflètent le statut social, la profession ou les valeurs du modèle.
Les artistes se sont inspirés des modèles classiques pour leurs compositions, leurs proportions et leurs thèmes. Ils ont redécouvert les œuvres de l’Antiquité et les ont intégrées dans leur propre travail.

Parmi les peintres notable de cette période il y a eu notamment Filippo Brunelleschi = Leon Battista Alberti. Masaccio = =Piero della Francesca= Sandro Botticelli =Leonardo da Vinci et bien d’autres, mais pas tous portraitistes.

Sandro Botticelli-portrait-de-profil-d-une-jeune-femme
Giovani Ambrogio de Predis – La fille aux cerises
Andrea Solario – Portrait d’un jeune homme,
Pisanello – Portrait d’une jeune princesse



Arts & Visage – 10/.. Portrait à la Renaissance – Les primitifs flamands

Les Primitifs flamands sont un groupe de peintres actifs entre le XIVe et le XVIe siècle dans les régions correspondant aujourd’hui à la Belgique, aux Pays-Bas et au nord de la France. Ils ont révolutionné l’art du portrait en introduisant des techniques novatrices et en accordant une importance particulière au naturalisme et au détail. Les historiens parlent aussi de Renaissance flamande.

L’une des principales innovations des Primitifs flamands dans l’art du portrait réside dans leur souci du réalisme. Contrairement aux portraits médiévaux, souvent stylisés les peintres flamands cherchent à représenter fidèlement les traits de leur modèle, Ils utilisent la peinture à l’huile pour obtenir des dégradés subtils de couleurs et une illusion de volume et de profondeur.

Ces artistes sont renommés pour leur minutie dans le rendu des tissus, des bijoux et des reflets lumineux. De plus ils introduisent dans leurs portraits une nouvelle dimension psychologique souvent marquée par une expression sobre et une pose naturelle.

Les fonds des portraits flamands sont généralement sombres ou neutres, mettant ainsi en valeur le sujet et accentuant l’effet de tridimensionnalité. La lumière joue également un rôle essentiel : elle modèle le visage avec douceur, en créant des jeux d’ombres et de lumière qui renforcent l’effet de naturalisme.

Parmi les artistes les plus célèbres de cette école figurent notamment Jan van Eyck = Rogier van der Weyden =Hans Memling.= Robert Campin =Jérôme Bosch = Petrus Christus = Gerard Horenbout = Jacob Jordaens = Barthélemy d’Eyck

Barthélémy d’Eyck – Portait d’homme de 1456
Petrus Christus – portrait de jeune fille
Jérôme Bosch – Couronnement du Christ par des épines
Roger Camoin – Portrait d’homme
Hans Memling – Portrait d’u homme dans une loggia
Gerard Horenbout – Portrait de Lievin van Pottelsberghe et de Lievine de Steelandt.
Jan Van Eecke –Les époux Arnolfini
Jacob_Jordaens_-_Portrait de l’Amiral_Michiel_de_Ruyter
Rogié Van der Weyden – Portait de femme


Les écoles d’arts territoriales sont-elles en danger ?

France Culture l’une des composantes de Radio France vient s’alarme de la situation des écoles d’arts. Elle publie sur son site un texte et un podcast où Cédric Loire Professeur en histoire de l’art, co-président de l‘Association nationale des écoles supérieures d’art exprime ses craintes :
L’École supérieure d’art et de design de Valenciennes va fermer ses portes à la fin de l’année scolaire 2025, faute de subventions suffisantes. Une annonce qui suscite des craintes puisque de plus en plus d’écoles d’art territoriales voient leurs coûts de fonctionnement augmenter, mais par leur budget.

Cela fait déjà plusieurs années que les écoles d’art territoriales alertent sur les difficultés auxquelles elles font face dans leur financement. L’École d’art et de design de Valenciennes fermera ainsi définitivement à la fin de l’année scolaire. En cause notamment, la baisse importante de subventions qui sont passées en dix ans d’1,4 million d’euros à 350 000 €. Même si les écoles d’art territoriales n’ont pas toutes vues leur budget baisser, toutes doivent faire face à des coûts de fonctionnement qui se sont accrus et à l’augmentation des salaires. À cela s’ajoute aussi un budget annuel qui dépend en grande majorité des subventions attribuées par les collectivités territoriales, à la différence des Écoles nationales supérieures d’art.

Une situation qui engendre beaucoup d’incertitudes pour la trentaine d’écoles concernées comme l’explique Cédric Loire : « On peut se poser aujourd’hui la question de s’il faut changer leur statut ou en tout cas le réviser. Il permettait à l’origine d’associer différents membres fondateurs, dont l’État, dans le financement. Mais aujourd’hui, c’est cela qui fait défaut. Car ce statut n’engage pas véritablement les partenaires dans un financement pérenne. Ainsi, un membre fondateur peut tout à fait décider de son propre chef de réduire, voire de supprimer sa contribution à l’École. Et cela peut conduire à des situations qui sont extrêmement difficiles et qui deviennent ingérables. »

Arts & Visage – 9/.. Le portrait au Moyen- Âge

L’art du portrait au Moyen Âge reflète l’évolution des mentalités, des techniques artistiques et des fonctions de la représentation individuelle. Contrairement à l’époque moderne, où le portrait met en avant l’individualité et l’expression personnelle, le portrait médiéval répondait principalement à des objectifs religieux, politiques et symboliques.

Durant le Moyen Âge, ou Middle ages chez les britanniques, l’art est majoritairement tourné vers la religion. Les portraits sont souvent intégrés dans des œuvres religieuses, comme les retables ou les enluminures de manuscrits. Les donateurs (rois, nobles, ecclésiastiques) sont représentés en position de prière, généralement à côté de figures saintes ou du Christ, afin de montrer leur dévotion et leur lien avec le divin.

Les portraits servent aussi à affirmer le pouvoir et la légitimité des souverains et des grands seigneurs. On retrouve ainsi des représentations de rois et d’empereurs dans des fresques, des sculptures ou des vitraux. Ces images ne cherchent pas tant à être fidèles aux traits du modèle qu’à incarner son autorité et son rôle institutionnel.

Enfin, les portraits funéraires sculptés permettent de perpétuer le souvenir des défunts. Ces effigies, sculptées sur les gisants des tombeaux, montrent souvent le personnage dans une posture de recueillement, soulignant sa piété et son statut social.

Les portraits médiévaux sont souvent stylisés et idéalisés. L’accent est mis sur les attributs religieux et les signes distinctifs du rang social plutôt que sur l’individualité du modèle. L’art du portrait au Moyen Âge se développe d’abord dans l’enluminure et la mosaïque. Ces œuvres privilégient une représentation frontale et hiératique, souvent inspirée de l’iconographie byzantine.

À partir du XIIIe siècle, notamment avec l’essor du gothique, on observe une évolution vers un plus grand réalisme dans les portraits, notamment grâce aux progrès techniques de la peinture et de la sculpture. Les artistes commencent à accorder plus d’attention aux détails des visages et des expressions.

Les principaux peintres du moyen age et de la pré-Renaissance. sont notamment, Giotto di Bondone = André Beauveveu = Taddeo Gaddi = Piettro Cavallini = Cimadue = Jean Pucelle = Pietro Lorenzetti = Colart de Laon =Jan van Eyck = Duccio di Buoninsegna = Giovanni Baronzio = Ambrogio Lorrenzetti

Piero della,Francesca -Portrait de Sigismond Malatesta
Justinien I – évêque de Ravennes (au centre)
Tapisserie de Bayeux – Guillaume le conquérant (au centre) et ses deux demi-frères
Henri II d’Angleterre et Aliénor d’Aquitaine,
André_Beauneveu – Vierge à l’enfant
Edward I – roi d’Angleterre
Richard II – roi d’Angleterre
Ambrogio Lorentezzi – Profession publique de Saint-Louis de Toulouse
Profil de femme
Guillaume et Marie de Nevers



Pratique des Arts n° 179

Le magazine Pratique des arts n° 179 débute avec la vie des salons, des associations et celles des musées. Il se poursuit avec 3 artistes en quête de lumière avec américaines Lyndmila Tomova Clark, Teresa Saia et la canadienne Marney Ward.

Puis viennent les rencontres avec l’américaine Betsy Dillard Stroud, les français Philippe Céré, MalaurieAuliac alias Malo A. , Françoise Guillaume, Martine Tulet, Olivier Bertrand, Michelle Lin, le polonais Janusz Gajowiecki. Et aussi un focus sur L’école de dessin classique dirigée par Anna Filimonova

Sans oublier le traditionnel Guide pratique, avec : un test des marqueurs à alcool par Jean-Martin Vincent, une étude à l’huile de 3 couleurs par Sami Toualit, une recherche de lumière à l’huile à la prima par Joris Le Dain, une arque aux pastels à l’huile par Yves-Marie Salanson, un portrait au crayon par Benoît Pinel, deux paysages d’été et d’hiver par Charles Ruel, un paysage au pastel et à la gomme par Françoise Guillaume,