
L‘Art en grève a été initié par le collectif « La Buse » fondé en 2018 par Émilie Moutsis. Les revendications des artistes restent souvent mal définies. En effet, l’artiste est multiple, plasticiens, gens du spectacle, etc. Mais pourquoi donc ont-ils il y a cinq ans manifesté.
Dans la société l’art a longtemps été perçu comme passion, et non comme un travail. Et d’aucuns pensaient qu’“On ne paie pas le vent, ni les volcans, alors pourquoi les artistes ? » Pour ces raisons historique, les artistes ne bénéficient que d’une protection limitée voir inexistante.
A ma connaissance seuls les artistes du spectacle vivant, du cinéma et de l’audio-visuel,peuvent bénéficier du régime des intermittents du spectacle. Mais qu’en est-il des peintres, sculpteurs, photographes ? Selon une étude de l’Insee, « les métiers artistiques :des conditions d’emploi spécifiques, des disparités de revenus marquées par Marie Gouyon et Frédérique Patureau » il y aurait en France autour de 34.000 plasticiens et 18.500 photographes. Plus de la moitié d’entre eux réside en région parisienne. Très peu d’artistes peintres arrivent à vivre exclusivement de leur art et la majorité d’entre eux a recours à des travaux dits « alimentaires »
La revue l’Étudiant remarque des carrières disparates pour les anciens élèves des écoles d’art .Un certain nombre de plasticiens vont vivre modestement de leur création, quelques uns vont tirer leur épingle du jeu . Certains vont devenir enseignants en arts plastiques et d’autres exerceront dans des domaines parfois très éloignés du monde de l’art.
Voir « Les chiffres clés de la Culture et de la Communication de 2013 , étude publiée par le Ministère de la Culture. L’on constate que toutes sources confondues le résultat moyen est de 29.400 € soit 8% plus élevé que la moyenne générale.