
Le romantisme allemand, qui s’épanouit entre la fin du XVIIIᵉ siècle et le milieu du XIXᵉ, accorde au paysage une place centrale et inédite. Loin d’être un simple décor, la nature devient un miroir de l’âme, un espace de méditation métaphysique et un lieu de confrontation avec l’infini. Chez les peintres paysagistes romantiques allemands, le paysage est chargé d’émotions, de symboles et de silence : il est une expérience intérieure autant qu’une vision du monde.
Le romantisme allemand naît dans un climat intellectuel marqué par la philosophie idéaliste (Kant, Fichte, Schelling), la redécouverte du Moyen Âge, la poésie de Goethe et de Novalis, et une réaction contre le rationalisme des Lumières. La nature y est perçue comme un organisme vivant, traversé par une dimension spirituelle.
Contrairement à la tradition classique, qui privilégiait un paysage ordonné et souvent idéalisé, les artistes romantiques allemands s’attachent à des sites sauvages, solitaires, parfois inquiétants : forêts profondes, montagnes escarpées, ruines envahies par la végétation, mers brumeuses. Le paysage devient l’espace du sublime, au sens philosophique : ce qui dépasse l’homme, l’élève et l’angoisse à la fois.
Parmi les peintres paysagistes romantiques il y avait Caspar David Friedrich = Philipp Otto Runge = Carl Gustave Carus = Johan Christian Dahl = Ernst Ferdinand Oehme = Carl Blechen mais aussi= =Adrian Ludwig Richter= Johann Martin von Rohden = Christian Friedrich Gille =August Heinrich





























































































































































































































