
Au XIXᵉ siècle, alors que l’Europe occidentale associe le romantisme à la ruine, au sublime alpin ou aux tempêtes maritimes, la Russie développe une vision singulière du paysage. Immense, contrasté, souvent hostile, le territoire russe devient un miroir moral et spirituel. Chez les peintres paysagistes romantiques russes, la nature n’est pas un simple décor : elle est mémoire, mélancolie, promesse, parfois même personnage.
Le romantisme pictural russe émerge plus tardivement qu’en France ou en Allemagne, principalement entre les années 1830 et 1870. Il se nourrit de plusieurs influences : le paysage classique hérité de l’Académie impériale, la peinture allemande (notamment Caspar David Friedrich), et la littérature russe, marquée par Pouchkine, Lermontov ou Gogol.
Mais à la différence du romantisme occidental, souvent centré sur l’individu face à la nature, le romantisme russe inscrit le paysage dans une conscience collective. La steppe, la forêt, la rivière ou la neige ne parlent pas seulement du moi intérieur : ils évoquent l’âme nationale, le temps long, la destinée historique.
Parmi les peintres russes romantiques paysagistes il y a eu notamment Sylvestre Chtchedrine =Ivan Aïvazovski =Alexeï Savrassov=Fiodor Vassiliev =Arkhip Kouïndji mais aussi Mikhaïl Lebedev = Ivan Chichkine = Vassili Polenov = Alexeï Bogolioubo =Mikhaïl Klodt =Constantin Bogaïevski =











