
Au début du XIXᵉ siècle, le paysage cesse progressivement d’être un simple décor. Il devient un espace de projection intérieure, un lieu où se mêlent la contemplation, l’inquiétude, l’élan spirituel et parfois la solitude. En France, le romantisme transforme en profondeur la peinture de paysage : la nature n’y est plus ordonnée selon des règles héritées du classicisme, mais ressentie, vécue, traversée par l’émotion humaine.
Les paysagistes romantiques français s’inscrivent en réaction contre le paysage académique des siècles précédents, dominé par l’idéalisation à la manière de Claude Lorrain ou de Poussin. Là où le paysage classique proposait une nature stable, harmonieuse et intemporelle, le romantisme introduit le mouvement, l’instabilité et le sublime.
La nature devient changeante, parfois menaçante. Les ciels se chargent de nuages, les arbres se tordent sous le vent, les montagnes et les forêts imposent leur grandeur silencieuse. Le paysage romantique est moins un lieu qu’une expérience.
Parmi les paysagistes romantiques il y a eu Théodore Géricault = Eugène Delacroix mais aussi Achille-Etna Michallon =Paul Huet == Alexandre-Gabriel Decamp =Narcissa Virgilio Diaz de la Peña = Jules Dupré = Isidore Dagnan =Théodore Caruelle d’Aligny =Jean-Baptiste Camille Corot = Gustave Doré = Horace Vernet












