
Au cours du 19ᵉ siècle, l’Amérique latine connaît de profondes mutations politiques et sociales, liées aux luttes d’indépendance et à la construction des jeunes nations.
Dans une région marquée par l’héritage colonial espagnol et portugais, la peinture de portrait avait longtemps été dominée par l’imagerie religieuse et baroque.Les écoles de beaux-arts naissantes (Rio de Janeiro, Mexico, Santiago, Buenos Aires) et les voyages d’artistes vers l’Italie ou la France diffusent ces nouveaux modèles esthétiques.
Le portrait réaliste en Amérique latine au 19ᵉ siècle dépasse le simple exercice académique. Il contribue à la définition des identités nationales en représentant les élites, les héros de l’indépendance, les intellectuels, mais aussi les métis, les femmes et les classes populaires. Il s’agit souvent d’un art engagé dans les processus de modernisation et d’institutionnalisation culturelle. C’est aussi un vecteur d’ascension sociale, de mémoire civique ainsi que d’exploration ethnographique et nationale. On parle pour cette approche du Costumbrismo.
Les artistes s’attachent à représenter avec fidélité les traits du modèle, ses vêtements, ses bijoux , Ils utilisent la lumière pour accentuer le volume et la matérialité. Bien qu’influencé par l’art académique européen il s’adaptent aux particularités locales.
Voici quelques portraitistes réalistes notables de cette période :
Les mexicains José Agustín Arrieta = Félix Parra = Santiago Rebull
Les chiliens Raymundo Monvoisin= Pedro Lira Rencoret =
Les argentains Candido López = Carlos Morel =Prilidiano Pueyrredón,Eduardo Sívori,
Les brésiliens Pedro Américo = Victor Meirelles=Rodolfo Amoedo =Manuel de Araújo Porto-Alegre
Les péruviens Pancho Fierro =José Gil de Castro Y Morales
Les colombiens Epifanio Garay =Ricardo Acevedo Bernal
Les vénézuéliens Martín Tovar y Tovar =Antonio Herrera Toro










