
Au XIXe siècle, la péninsule ibérique traverse d’importants bouleversements politiques et sociaux. L’Espagne et le Portugal, pris dans les soubresauts des guerres napoléoniennes, des révolutions libérales et des conflits internes, voient aussi leur paysage artistique évoluer en profondeur. Le portrait réaliste, en particulier, s’impose comme un miroir de ces sociétés en mutation, combinant héritage classique et recherche d’une vérité humaine nouvelle.
En Espagne comme au Portugal, les artistes du XIXe siècle héritent d’une tradition picturale profondément marquée par le Siècle d’or. Diego Velázquez et Francisco de Zurbaránsont encore des références majeures, notamment par leur manière de représenter les figures avec sobriété et densité psychologique. Ce legs influence durablement la pratique du portrait.
Le XIXe siècle inaugure une rupture, un moment de bascule. On assiste à la montée du libéralisme, au développement de la bourgeoisie et à l’effondrement progressif des structures monarchiques traditionnelles en Espagne mais aussi au Portugal.
Les artistes cherchent donc à représenter leurs contemporains dans leur individualité authentique, réaliste Ils vont dépasser la simple ressemblance physique. Le portait devient un lieu d’interrogation sur l’identité, le statut social, les émotions et parfois même les contradictions internes des modèles.
Les principaux peintres qui ont réalisé des portraits réalistes sont en Espagne :Francisco de Goya = Federico de Madrazo = Joaquín Sorolla= Antonio María Esquivel = Luis de Madrazo = José Casado del Alisal = Eduardo Rosales =Ignacio Pinazo Camarlench
Et au Portugal : Columbano Bordalo Pinheiro =Miguel Ângelo Lupi = Henrique Pousão = João Cristino da Silva = José Malhoa















