
Au XIXe siècle, l’Italie traverse une période de profondes mutations : politiques, sociales, et esthétiques. Marqué par le Risorgimento – mouvement d’unification nationale – et par les bouleversements de l’ère industrielle,
Le pays voit aussi naître une peinture plus attentive au réel, à la vie quotidienne, et surtout à l’individu. Dans ce contexte, le portrait réaliste s’impose comme un genre de premier plan, combinant finesse psychologique et observation du monde contemporain.
Le réalisme, en Italie, ne se résume pas à une école unique comme c’est le cas en France avec Courbet. Il prend plusieurs visages selon les régions, les influences et les objectifs des artistes. En matière de portrait, il s’agit moins d’une rupture violente que d’une évolution progressive : on quitte les figures idéalisées du néoclassicisme pour s’ancrer dans la vérité des visages, des chairs, des regards.
Le portrait réaliste italien n’a pas pour but d’idéaliser ou de flatter, mais de rendre compte de la vérité du visage humain, de ses marques de vie, de sa singularité. Il conjugue finesse d’exécution et sincérité du regard. Le modèle y est à la fois un individu et un miroir de son époque.Les modèles ne sont plus seulement des aristocrates ou des figures mythologiques : ce sont aussi des bourgeois, des intellectuels, des patriotes des artistes, des femmes et leurs enfants, voire des paysans.
Les figures majeures du portrait réaliste italien sont notamment Giovanni Fattori, lui et plusieurs autres ont fait partie des Macchiaioli = qui annonce d’impressionnisme = Antonio Mancini =Domenico Morelli =Federico Faruffini =Giuseppe Pellizza da Volpedo =Vincenzo Cabianca =Giovanni Boldini =Tranquillo Cremona,membre de la Scapigliatura =Mosè Bianchi











