Arts & visage – 8/.. Le portrait dans la Chine

L’art du portrait en Chine impériale (-221 av. JC à 1912) est un domaine riche et complexe, reflétant à la fois les valeurs culturelles, les croyances spirituelles et les structures sociales des différentes époques.

Contrairement à la tradition occidentale, où le portrait vise souvent à capturer la ressemblance physique et la personnalité individuelle, le portrait chinois ancien était davantage axé sur la représentation du statut social, de la vertu morale et de l’harmonie avec l’univers. Ils mettaient l’accent sur des attributs symboliques, comme les vêtements, les postures, les objets. Ils sont fréquemment accompagnés de textes calligraphiés de poèmes, de maximes, de commentaires sur le sujet. Les artistes utilisaient principalement l’encre et le pinceau sur soie ou papier., dans des nuances subtiles.

Pendant la Dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.), les premiers portraits chinois apparaissent sous la forme de peintures murales dans les tombes, représentant des figures importantes comme des empereurs, des fonctionnaires ou des divinités. Ces œuvres avaient une fonction funéraire et spirituelle, accompagnant les défunts dans l’au-delà. Les portraits au fil des période vont s’intégrer dans des paysages ou des décors naturels, reflétant la philosophie taoïste et confucéenne de l’harmonie entre l’homme et l’univers.

Sous la Dynastie Tang (618–907) l’art du portrait se développe considérablement. Les peintures deviennent plus réalistes et détaillées, reflétant l’influence des échanges culturels avec l’Asie centrale et l’Inde. Les portraits impériaux et ceux des nobles gagnent en sophistication.

La période de la Dynastie Song (960–1279) marque l’apogée de la peinture chinoise. Les portraits deviennent plus expressifs et psychologiques, tout en conservant une dimension symbolique. Les artistes cherchent à capturer l’essence spirituelle du sujet plutôt que sa simple apparence physique.

Sous les Dynasties Ming (1368–1644) et Qing (1644–1912) Le portrait devient plus accessible, représentant non seulement l’élite mais aussi des figures religieuses, des lettrés et des membres de la bourgeoisie. Les techniques s’affinent, avec une attention accrue aux détails et aux textures.

Les empereurs étaient souvent représentés dans des poses majestueuses, symbolisant leur autorité divine et leur rôle de médiateur entre le ciel et la terre.Les figures bouddhistes et taoïstes étaient peintes pour inspirer la dévotion et transmettre des enseignements spirituels. Les portraits des lettrés et des artistes étaient souvent représentés dans des scènes de contemplation ou de création, reflétant leur quête de sagesse et d’harmonie. Enfin, les portraits funéraires servent le défunt dans l’au-delà, en préservant son image et son essence spirituelle.

Parmi les portraitistes anciens l’on peut citer Gu Kaizhi (344–406) = Yan Liben (600–673)= Zhou Fang (730–800) = , Yun Shouping

Portrait de Han Gaozu,
Portrait de l’écrivain Liu Xu
Deux femmes de l’époque Han
Hongwu – empereur de la dynastie des Ming
Général Fu Youde – Période Ming
L’empereur Ming Chengzu
Courtisan de la période Qing
Impératrice Xiaosheng Xian – dynastie Sing
Huizong, empereur et artiste peintre
Dawaci prince mongol – période de la dynastie Qing
Dames de la Cour – Période Tang
Fresque murale Bouddhiste des grottes de Bereklik
L’Empereur Tang Tai Zong

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