King Charles III portrait

Jonathan Yeo : King Charles’ first official portrait

C’est effectivement ce portait officiel (200 x 260 cm) du Roi d’Angleterre Charles III né en 1948. Il est dévoilé le 14 mai 2024 et fait polémique en Grande-Bretagne. Il a été réalisé par Jonathan Yeo. C’est un portraitiste reconnu. Il a notamment fait le portrait de Il peint ainsi, entre autres, les portraits de Kevin Spacey, Dennis Hopper, Cara Delevingne, Damien Hirst, du prince Philip, Erin O’Connor, Tony Blair ou encore David Cameron.

On se souvient du portrait de la Reine Elisabeth II réalisé en 2001 , à l’occasion de son jubilé, par le célèbre peintre britannique Lucian Freud, petit fils de Sigmund Freud, le père de la psychanalyse. Il avait lui aussi ouvert une large polémique.

Lucian Freud – Queen Elisabeth II

C’est une tradition pour les « Royals » de se faire tirer le portait, en peinture ou en photographie. La plupart des ces tableaux rejoignent les cimaises de la National Portrait Gallery. Tout au long de sa vie Charles celui qui de 1958 à 2022 a été le Prince of Walles. Voici quelques uns des portraits du Prince Charles.

Charles Prince de Galles par Joan Williams 1969
Charles III par Bern Schwartz en 1977
Charles , Prince de Galles par Carol Gunter
Charles Prince de Galles par Nadav Kander
Prince de Galles – A 60 ans par Hugo Burnan
Prince de Galles par Victoria Crowe
Le roi d’Angleterre Charles III, couronné par Richard Pohle
King-Charles-III par Bryan Organ

L’Urbex, c’est quoi ?

Un « urbexeur »sur un site industriel abandonné

Le 15 mai, un jeune de 14 ans qui pratiquait l‘ Urbex, a fait une chute mortelle sur le site de l’ancienne usine Intexal à Cambrai (Nord)

L’Urbex est la contraction en anglais de Urban et Exploration. Le terme remonte aux années 2000. Dans les années 1970-1980 l’on parlait d’Exploration urbaine L’’explorateur urbain est désigné par le néologisme urbexeur.

L’historien Nicolas Offenstadt a enquêté au niveau mondial sur cette pratique. Selon cet universitaire  » L’urbex, est la visite approfondie de lieux marginaux, délaissés, dans lesquels on pénètre généralement sans autorisation : usines fermées, casernes abandonnées, anciens sanatoriums ou hôpitaux. Lorsque l’intérêt est porté pour les toits l’on parle de toiturophilie ou de Stégophilie. C’est ce que pratiquait l’écrivain Sylvain Tesson avec les conséquences que l’on sait.

Le développement de ce phénomène coïncide avec un abandon massif de bâtiments publics ou privés, lié notamment à deux événements majeurs dans nos sociétés occidentales : la désindustrialisation et la chute du bloc de l’Est. Detroit, l’ancienne capitale de l’automobile est devenu un spot important de la pratique de l’Urbex aux USA.

Déjà, à partir des années 1960, s’installe la pratique des visites clandestines des Catacombes et des Carrières souterraines de Paris. A Lyon sous la Croix-Rousse, sont également visitées les Arrêtes de Poisson. Cette pratique s’appelle la Cataphilie.
Il existe d’autres types d’Urbexeurs notamment le Nuerbex, le rurbex , l’infiltration

L’urbex est pratiqué aujourd’hui par des milliers de personnes et en fascine des centaines de milliers. Le nombre important de sites internet consacrés au phénomène parle de lui-même. Les réseaux sociaux, sur lesquels le terme « urbex » s’est répandu à partir du début des années 2000, jouent d’ailleurs un rôle-clef dans ce phénomène, car qui dit urbex, dit échange, partage. On parle ici d’un véritable mouvement.

Ses pratiquants prennent des photographies ou des photos qu’ils mettent en ligne sur des sites communautaires dédiés ou les réseaux sociaux. C’est à ce titre que l’on peut parler d’une forme d’art
Le site Carte Urbex recense les spots dans le monde et Urbex Maps ceux de France ou encore urbex maps.com/les plus célèbres. Et encore le Guide Urbex. Le magasine Geo publie des photos d’Urbex ou encore Flickr. A voir aussi les pages Facebook comme celle d’ Urbex en France ou encore sur Artistics , sur Artenza et bien entendu avec Google images. On trouve aussi des vidéos sur Youtube comme Cody Urbex aussi Détours en France et Getty Images