Paul Ranson, artiste nabi : fantasmes et sortilèges

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Le Musée des Beaux Arts de Pont-Aven  pour le centenaire de la disparition de Paul Ranson,  l’un des fondateurs du mouvement « Nabi » lui consacre une exposition, en partenariat avec le musée Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye

Du 5 juin au 3 octobre 2010 

 Le parcours retient cinq thèmes : Esotérisme – SatanismeFemmes sensuelles/femmes intimesLa nature symbolique – Symbolisme décoratif  

Une soixantaine de dessins, peintures, aquarelles, pastels sont montrés. Ces œuvres ont été prêtées par des grands musées et des collectionneurs privés      Je consacrerai un prochain billet à Paul Ranson

Louise Bourgeois – Sculptrice, plasticienne, peintre et dessinatrice – Eléments de biographie. L’œuvre dessinée ou peinte

  

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Louise Bourgeois par Gérard Rondeau pour Le Monde

Louise Joséphine Bourgeois (1911-2010) est une peintre, dessinatrice, plasticienne et sculptrice franco-américaine née à Paris, dans une famille de  restaurateurs  de tapisseries anciennes. Suivant le côté où l’on se situe, l’artiste est considérée comme « franco-américaine »  ou comme « américaine née en France. Sans doute à juste titre, puisqu’elle vivait à New York depuis 1938 et qu’elle a obtenu la nationalité américaine en 1951.

Elle commence à dessiner à l’atelier de ses parents lorsque Richard Guino est absent. Elle suit les cours du Lycée Fénelon puis entre à la Sorbonne de 1932 à 1935 où elle étudie la géométrie. Elle s’en écarte s’oriente vers une carrière artistique et entre à  l’Ecole des Beaux-Arts, à l’Académie ainsi qu’à l’Ecole du Louvre. Elle a parmi ses professeurs les affichistes Paul Colin et Cassandre  et le peintre  Fernand Léger.

En 1937, elle rencontre l’historien d’art américain Robert Goldwater qu’elle épouse l’année suivante. Le couple s’installe alors à New York. Elle est en contact alors en contacts avec les artistes surréalistes qui ont fuit le nazisme. Elle côtoie le mouvement de l’expressionnisme abstrait, du minimalisme.

Tour à tour on a voulu la rattacher à divers courants artistiques, le body art, l’art monumental, le land art. On a  qualifiée son œuvre, de radicale, féministe, sexuellement orientée, psychologique, biologique, anthropomorphe.   En réalité elle a développé un langage tout à fait personnel qui oscille entre la figuration et l’abstraction.

Elle se consacre d’abord au dessin et à la peinture dans la mouvance de l’Ecole de New York.  Dès ses premiers dessins, peintures, gravures ses thèmes favoris sont présents, la féminité, la sexualité, la famille, l’adolescence, la solitude, la procréation, la naissance, la maternité.

Dans les années 1950 elle commence a réaliser des sculpture. Notamment la fameuse araignée qui  représente la mère. Parce que «  ma meilleure amie était ma mère, et qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable, indispensable qu’une araignée ». L’araignée est pour elle le symbole des tapisseries que réparait sa mère (toile de l’ araignée)et de tout ce qui s’y rapporte : aiguilles, fils. Il y a aussi le père « le phallus ».

 A part quelques rares expositions, notamment en 1945, il faudra attendre les années 1970 pour qu’elle soit révélée au public. C’est à ce moment qu’elle renouvelle son approche, avec des « sculptures installations » réalisées avec des matériaux et des objets très variés, parfois personnels, le bois, le métal, le tissus, le latex

Son travail figure dans les collections des grands musées du monde.  C’est en 1982-1983 que de MoMA lui consacre sa première exposition. En 1993 elle représente les Etats-Unis à la Biennale de Venise. C’est en 1995 qu’elle est présentée pour la première fois en France au Musée d’art moderne de Paris puis en 1998 à Bordeaux .En 2008 le Centre Pompidou  et la Tate modern lui ont consacré une importante rétrospective.

 

On trouve ses lithographies sur le site de  Procuniar et les musées qui possèdent certaines de ses œuvres sur artcyclopedia

A longueur de magazines et de journaux l’on nous montre les fameuses araignées qu’elle intitule Maman, comme ici à Beaubourg

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Louise Bourgeois – Maman – Centre Pompidou

Mais il ne faut pas oublier que l’artiste à également réalisée une œuvre peinte et dessinée très importante tout au long de sa longue carrière. Voici ma petite sélection.

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Louise Bourgeois – Red night 1946-1947 – Huile sur toile

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Louise Bourgeois – Femme maison – 1946-1947 -Huile sur toile

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Louise Bourgeois – Sans titre – 1960 – Aquarelle

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Louise Bourgeois – Altered states – 1992 – Aquarelle

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Louise Bourgeois – Spirale – 1994

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Louise Bourgeois – Sans titre – 1997 – Aquarelle et crayon

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Louise Bourgeois – Le chat en colère – 1999

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Louise Bourgeois – Huit chambres – 2000 – Aquarelle et dessin

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Louise Bourgeois – La nuit – 2001 – Lithographie

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Louise Bourgeois – Série « extrème tension »

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Louise Bourgeois – La rivière gentille – 2007 –  Technique mixte sur papier

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Louise Bourgeois – Couples – 2007 – Gouache

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Louise Bourgeois – Hommage à Beaudelaire – 2009

Aquarellistes d’autres pays d’Europe et d’un peu plus loin

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J’achève la tenue des mes carnets de liens des aquarellistes d’Europe et d’un peu au-delà, sur le pourtour méditerranéen.J’ai tout à fait conscience que pour ce dernier carnet, je suis dans doute loin de faire le tour de la question.

 Pour faire mes recherches j’ai bien entendu à ma disposition les moteurs de recherche et les traducteurs en ligne, comme celui de Google. Mais quand je pose en requête par exemple « aquarellistes hongrois » il me propose « magyar watercolorist » et c’est le mot générique watercolorist n’est bien entendu pas spécifique à la Hongrie quand on sait qu’aquarelle se dit par contre Akvarell. Je pourrais multiplier les exemples.

 Et puis passé cette barrière de la langue je me rends compte qu’il y  a beaucoup d’artistes dans tous ces pays, il y a des biennales ou des triennales de l’aquarelle en Croatie, en Hongrie et dans d’autres pays. Mais lorsque je fais de recherche sur les noms cités, je trouve surtout des liens vers les réseaux sociaux. Par ailleurs, je n’ai pas trouvé pour ces pays d’organisations specifiques.

 Mais j’y reviendrais sans doute plus tard.

Voici donc quelques liens de sites d’aquarellistes qui me paraissent intéressants 

Maya Belopolskj (Israel) – Eugen Chisnicean  (Moldavie)

Turan Enginoglu (Turquie) –Carol Feldman (Israel)

Osman Kehri (Turquie) – Boris Khenkin (Israel)

Mariela Konstantinidou (Grèce) Gunars Krollis (Lettonie)

Anna Lichenko (Israel) – Yuri Lisnovsky (Israel)

Nemad Opacic (Croatie) – George Politis (Grèce)

Géza Szily (Hongrie) –Tiina Tarve (Estonie) 

Mon parcours dans l’aquarelle européenne se termine. Avec les prochains carnets je vais m’intéresser au continent américain : le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, le Brésil et les autres pays de l’Amérique latine. Donc la tenue de mes « carnets de liens » se poursuit. J’espère que je ne vous lasse pas avec mes ambitions planétaires. Merci de votre fidélité

Attention il semble que le site qui héberge les aquarellistes israéliens soit l’objet d’un piratage. En effet, je constate en ouvrant les liens que c’est le drapeau turc qui s’affiche. Sans aucun doute que ce phénoméne est en liaison avec l’opération humanitaire vers Gaza

Les belles voyageuses de Colette Angeletti, aquarelliste botaniste

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Le musée « Arts et Histoire » de Bormes-les-Mimosas, présente actuellement, et jusqu’au 15 juin 2010, une très belle exposition consacrée à Colette Angeletti.

Colette Angeletti qui était gravement malade et qui n’a pas pu assister au vernissage vient malheureusement de décéder il y a quelques jours.

L’artiste aquarelliste botaniste ou comme elle se désignait « aquarelliste de la Flore » raconte, avec « Les belles voyageuses » raconte, en aquarelle, ces fleurs et plantes qui ont traversé les océans et les siècles pour soigner, nourrir ou embellir par leur éphémère et fragile existence
C’est en visitant la collection royale du Muséum  de Paris et les œuvres de Pierre-Joseph_Redouté  le « Raphaël des fleurs » que l’artiste a découvert l’illustration botanique. Elle a mis alors ses pinceaux et pigments au service de cette magnifique passion.
Son graphisme affirmé, la délicatesse et la précision de son travail délicat a été très souvent récompensé.
On peut trouver des exemples de son travail sur Flore d’aquarelle et le site des peintres botanistes Pommiers

Voici quelques illustrations des oeuvres de Colette Angeletti

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Colette Angeletti – Alpinia Zérumbet – Aquarelle

 

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Colette Angeletti -Hibiscus Moschentos – Aquarelle

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Colette Angeletti – Néflier de Chine – Aquarelle

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Colette Angeletti – Orchidée Sabot de Vénus – Aquarelle

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Colete Angeletti – Olivette rose – Aquarelle

Et une visite de cette très belle exposition en vidéo ici

 

Louise Bourgeois est décédée le 31 mai 2010

 

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Louise Bourgeois

Louise Bourgeois, la plasticienne, sculptrice et peintre mondialement célèbre,  américaine d’origine française, née à Paris en 1911 est morte le 31 mai à New York à l’âge de 98 ans

Elle avait suivi des études supérieures de mathématiques en Sorbonne avant d’entrer à l’Ecole des Beaux-Arts.

Elle s’installe à New York en 1938 et épouse l’historien d’art Robert Goldwater.

Elle se fait lors de sa première exposition en 1945 par ses œuvres monumentales dictées par l’inconscient, son enfance, la sexualité, les conflits et traumatismes familiaux, l’adultère affiché de son père.

Elle devra cependant attendre les années 1970 pour connaître sa renommée actuelle. Le Centre Pompidou lui a consacré une importante rétrospective en 2008.Ces sculptures et ses installations sont plus largement connues du grand public. Pourtant elle a réalisée également une importante « œuvre sur papier ».

Je me propose dans un prochain article, de montrer mes découvertes et de donner des éléments de biographies

 

Giorgio Morandi – Peintre italien du 20ème siècle – Eléments de biographie et quelques oeuvres

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Giorgio Morandi

Giorgio Morandi ( 1890-1964) peintre italien est né à Bologne où il résidera toute sa vie.

Il poursuit des études artistiques à l’Ecole des Beaux-Arts de sa ville natale. Au début des années 1910, il découvre les fresques de Giotto, Piero della Francesca, Uccello ou Masaccio mais surtout l’œuvre de Cézanne.

En lisant dans des articles d’ Ardengo Soffici dans la revue d’avant-garde « Le Voce » il est très au fait de l’évolution de l’art de son temps.

Il est diplômé en 1913 et l’année suivante, est en contact avec les « Futuristes  italiens »  avec lesquels il expose à Rome à la Galerie Spovieri.

Il est vite réformé de l’Armée et il est engagé à l’Ecole élémentaire d’arts plastiques. Il y enseignera jusqu’en 1929.

  Après la guerre, il  s’éloigne vite du courant futuriste. Il adhère au groupe de Mario Broglio autour de la revue « Valori plastici » puis au mouvement « Strapaese ». Il est influencé par la « peinture métaphysique » de Giorgio de Chirico et Carlo Carrà. Comme beaucoup d’artistes et intellectuels, il espère un temps que la « révolution fasciste » va apporter un souffle de modernisme à la culture de son pays.

En 1930 il obtient la chaire des Techniques de gravure à l’Académie des Beaux-Arts de Bologne où il enseignera pendant 26 ans.

 La vie se déroule entre ses cours, sa peinture dans l’appartement qu’il occupe acec ses trois soeurs et quelques expositions internationales comme à la « Pittsburgh World Exhibition »

En 1939, à la Quadriennale de Rome Morandi reçoit un second prix de peinture. Lorsque la guerre éclate il se retire dans le village de Grizzana où il peint essentiellement des paysages.

En 1948 il reçoit le premier prix de la Biennale de Venise, puis plus tard de São Paulo. De nombreuses expositions lui sont consacrées à Rome, Londres, New York. Les musées italiens et américains possèdent ses œuvres.

Giorgio Morandi n’appartient à aucune école. L’influence de Cézanne auquel il emprunte la densité des couleurs et des formes est importante. Cependant il a une approche personnelle très forte. Il utilise une palette restreinte très travaillée avec d’innombrables couleurs et un dessin raffiné.

 Il a peint des paysages mais les natures mortes constituent le thème principal de ses œuvres. Les pots, les vases, les bouteilles, souvent les mêmes sont représentés suivant des angles sans cesse renouvelés, sur une table, une étagère.

Giorgio Morandi a rarement été présenté en France, si l’on excepte une exposition en 1997, au Musée Maillol et au Musée d’art moderne de la Ville de Paris au 4ème trimestre 2001.

Voir ici la présentation par l’historien d’art  Hector Obalk sur une vidéo extraite d’une emmission de Thierry Ardison.

Une rétrospective de son œuvre a été présentée en 2008 au Met de New York et en 2009 au Museo Morandi de Bologne et à la Phillips Collection de Washington

On trouve sur artcyclopedia les œuvres de l’artiste présentes dans des musées du monde entier, également à la  Tate Modern  et aussi une vidéo de présentation de l’œuvre de Morandi

On trouvera ici quelques oeuvres de l’artiste

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Giorgio Morandi – Nature morte – 1914

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Giorgio Morandi – Nature morte avec une cafelière – Dessin – 1933

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Giorgio Morandi – Nature morte – 1938

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Girogio Morandi – Nature morte – 1941

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Giorgio Morandi – Paysage – 1942

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Giorgio Morandi – Nature morte – 1949

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Giorgio Morandi – Nature morte – 1956

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Giorgio Morandi – Bouquet – 1958

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Giorgio Morandi – Paysage – 1962

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Giorgio Morandi –  Narure morte – 1963

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Giorgio Modandi – Nature morte – 1964