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L’Urbex, c’est quoi ?

Un « urbexeur »sur un site industriel abandonné

Le 15 mai, un jeune de 14 ans qui pratiquait l‘ Urbex, a fait une chute mortelle sur le site de l’ancienne usine Intexal à Cambrai (Nord)

L’Urbex est la contraction en anglais de Urban et Exploration. Le terme remonte aux années 2000. Dans les années 1970-1980 l’on parlait d’Exploration urbaine L’’explorateur urbain est désigné par le néologisme urbexeur.

L’historien Nicolas Offenstadt a enquêté au niveau mondial sur cette pratique. Selon cet universitaire  » L’urbex, est la visite approfondie de lieux marginaux, délaissés, dans lesquels on pénètre généralement sans autorisation : usines fermées, casernes abandonnées, anciens sanatoriums ou hôpitaux. Lorsque l’intérêt est porté pour les toits l’on parle de toiturophilie ou de Stégophilie. C’est ce que pratiquait l’écrivain Sylvain Tesson avec les conséquences que l’on sait.

Le développement de ce phénomène coïncide avec un abandon massif de bâtiments publics ou privés, lié notamment à deux événements majeurs dans nos sociétés occidentales : la désindustrialisation et la chute du bloc de l’Est. Detroit, l’ancienne capitale de l’automobile est devenu un spot important de la pratique de l’Urbex aux USA.

Déjà, à partir des années 1960, s’installe la pratique des visites clandestines des Catacombes et des Carrières souterraines de Paris. A Lyon sous la Croix-Rousse, sont également visitées les Arrêtes de Poisson. Cette pratique s’appelle la Cataphilie.
Il existe d’autres types d’Urbexeurs notamment le Nuerbex, le rurbex , l’infiltration

L’urbex est pratiqué aujourd’hui par des milliers de personnes et en fascine des centaines de milliers. Le nombre important de sites internet consacrés au phénomène parle de lui-même. Les réseaux sociaux, sur lesquels le terme « urbex » s’est répandu à partir du début des années 2000, jouent d’ailleurs un rôle-clef dans ce phénomène, car qui dit urbex, dit échange, partage. On parle ici d’un véritable mouvement.

Ses pratiquants prennent des photographies ou des photos qu’ils mettent en ligne sur des sites communautaires dédiés ou les réseaux sociaux. C’est à ce titre que l’on peut parler d’une forme d’art
Le site Carte Urbex recense les spots dans le monde et Urbex Maps ceux de France ou encore urbex maps.com/les plus célèbres. Et encore le Guide Urbex. Le magasine Geo publie des photos d’Urbex ou encore Flickr. A voir aussi les pages Facebook comme celle d’ Urbex en France ou encore sur Artistics , sur Artenza et bien entendu avec Google images. On trouve aussi des vidéos sur Youtube comme Cody Urbex aussi Détours en France et Getty Images

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