Au gui l’an neuf

GuiAu Gui l’An neuf, où t’en vas-tu ?
– Je m’en vais par les bois touffus

Couper la fleur sacrée du gui
Mais n’en ai pas trouvée ici.

Au Gui l’An neuf, où étais-tu ?
– J’étais courir près de la prée

En haut du talus j’ai trouvé
Le vert rameau du gui têtu.

Je me suis levé de bonne heure
et j’ai rapporté ce bouquet

de perles blanches porte-bonheur.
– Pourquoi courir prés et bosquets ?

Ton porte-bonheur est ici.
Je suis ton houx, tu es mon gui.

Poème de Francis Combes extrait de

« ’Aubépine, cent-un sonnets pour un amour frondeur, éditions Le Préau des collines »

Comme chaque fin d’année, le Gui s’installe dans nos foyers. A ce parasite des chênes et des pommier, au cycle de vie original, l’on associe les druides gaulois. C’était pour eux la plante sacrée, toujours verte, symbole de l’immortalité. Ils le cueillaient avec une serpe d’or et l’offraient aux villageois comme porte-bonheur. Il lui prêtait également des vertus thérapeutiques. De nos jours le gui est utilisé en complément des traitements des cancers ou dans l’hypertension artérielle. Et puis un peu partout dans le monde l’on s’embrasse sous le gui.

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